En contexte piscine, seules les essences de classe de durabilité 1 ou 2 (naturellement résistantes aux champignons et aux insectes, sans traitement) sont vraiment adaptées :
Ipé (Handroanthus spp.) : densité > 900 kg/m³, dureté Janka parmi les plus élevées du marché, résistance native à l'humidité et aux agents chimiques. Référence du secteur. Exiger impérativement la certification FSC ou PEFC — c'est devenu une clause contractuelle sur les marchés publics et une attente croissante des donneurs d'ordre privés.
Cumaru : alternative crédible à l'ipé, rapport qualité/prix solide, bonne stabilité dimensionnelle.
Garapa : teinte plus claire, mise en œuvre plus aisée, classe 2 — à réserver aux expositions moins sévères.
Teck : huiles naturelles protectrices, esthétique premium, coût et sourcing à auditer soigneusement.
Douglas traité : essence française en montée en gamme, atteint la classe 4 avec un traitement autoclave adapté. Acceptable pour les terrasses partiellement abritées ou à faible exposition chimique.
Pin sylvestre traité classe 4 : entrée de gamme viable si le traitement est certifié. Durée de vie de 10 à 12 ans dans de bonnes conditions de pose.
Coefficient de glissance (Rₙ) : minimum R11 pour les abords de piscine (NF P 90-309). Exiger la fiche technique fabricant avant commande.
Stabilité dimensionnelle : indice de gonflement inférieur à 3 % pour limiter le travail du bois aux cycles hygrométriques.
Compatibilité chimique : les essences très tanniques (chêne, châtaignier) peuvent réagir avec le chlore et tacher les plages ou le liner. À éviter ou à tester en conditions réelles.
Classement feu : obligatoire en ERP ou résidence avec parties communes.